[Rencontre] Loris Baz – Pilote Moto GP

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Rencontre de Loris Baz 76, Pilote de MotoGP

Alors que son équipe et lui sont actuellement dans la tourmente, il me semble important de mettre en lumière ce stakhanoviste au grand coeur.

Tous les Journaux l’annoncent : le team sera bien présent à Brno. Mais pas à Indy.

 

Quid de la suite ? La piste de possibles investisseurs n’est pas à exclure nous indique-t-il. « Le team essaie de survivre ». Repreneurs sur le reste de la saison ? « Rien de concret ».

En attendant de meilleures nouvelles, voici Loris Baz aka « Bazooka ».

Loris-Baz-motogp-rossiLoris, peux tu nous donner l’origine de ce surnom ?

Loris Baz : « Bazooka »… en fait, j’ai toujours fait des départs normaux ou bons. Dans toutes les catégories, j’ai toujours réalisé d’excellents premiers tours. Je suis bon pour dépasser les autres pilotes dès le premier tour. Je partais souvent de la 15e place, mais finissais régulièrement le premier tour autour de la 6e place.

De là, un fabricant de cuir m’a donné ce surnom !

Comment t’est venue cette passion pour la moto ?

Loris-baz-quadLoris Baz : C’est une histoire de famille. Mon père a toujours adoré ça. Mon père et ma mère faisaient de la moto. Le parrain de ma sœur est Serge Rosset !
À 2 ans et demi, j’étais déjà sur un scooter des neiges. À 3 ans sur un quad ! La moto était la suite logique. J’ai couru ma première course de cross à 8 ans.

En 2003 je suis parti en Espagne. J’ai fait mes premières courses de vitesse sur Metrakit. Il y avait Marc [Marquez], son frère, Maverick [Viñales]

À l’époque, pour faire de la compétition, il fallait partir en Espagne. Il n’y avait pas de courses pour les jeunes en France. En Espagne c’est vraiment structuré. Faire ce que j’ai fait n’est pas donné à tout le monde. Il faut une famille et des parents passionnés pour faire ça à 10 ans.

Mes parents m’ont soutenu et leur rôle a été décisif. Ils m’ont accompagné, ont financé mes saisons… C’est très dur.

Maintenant il faut vraiment commencer tôt pour réussir et avoir sa famille pour nous aider.

 

Loris-Baz-enfant-motoQuestion qui peut paraître étrange pour nos lecteurs mais… as-tu le permis ? 

Loris Baz : *Rires* Je vais le passer dans une quinzaine de jours !

Je vis actuellement en Suisse et la législation n’est pas la même qu’en France. Ici on nous délivre un permis provisoire lorsqu’on prépare le permis moto. En ce moment je roule sur un scooter T-max.

Tu n’as que 22 ans, mais combien as-tu eu de meules ?!

Loris Baz : Je ne sais pas ! Entre celles qui m’ont appartenu et celles des teams… je dirais une cinquantaine!

Comment décrirais-tu ta/tes façon(s) de piloter ?

Loris Baz : C’est plus à Adrien, mon coach, qu’il faut le demander!

Je ne lâche jamais le morceau ! J’ai plutôt une conduite agressive, « à calmer »! Je suis le genre de garçon qui donne tout, qui va à la limite et au delà pour progresser.

Jeune, j’étais prêt à prendre beaucoup de risques, quitte à tomber pour progresser !

J’ai connu pas mal de chutes… je tombais entre 10 et 20 fois par an à une époque ! Contrairement à Jérémy Guarnoni, avec qui j’ai toujours été pote. Il ne tombait presque jamais. Il ne tombe presque jamais ! Je crois que j’avais besoin de ça pour apprendre contrairement à lui *rire*. Je voyais les choses comme ça.

Aujourd’hui j’arrive à mieux sentir les choses. Je ne sais pas si c’était la meilleure technique *rire*. J’ai eu de la chance. Je n’ai pas eu trop de casse physiquement. J’en ai sûrement eu plus en dehors de la moto! Des tendons, des poignets… la cheville…

Ma plus grosse blessure, c’est en WSBK, en 2013 au Nürburgring : quand je me suis cassé une vertèbre*. Vu le nombre de chutes, ça pourrait être pire !

*Loris s’était fracturé les vertèbres cervicales C2 et C4, avec enfoncement de la C4, ndMC.

Loris-baz-blond-enfantQue t’apporte la moto ?

Loris Baz : Quand on fait ce travail, on n’y pense plus. C’est quand on n’est plus sur une course comme ce weekend [Indianapolis motoGp 2015,ndMC] qu’on se rend compte qu’on tient plus que tout à la moto.

Déjà à 8 ans je disais aux profs que je voulais être pilote professionnel.

J’ai toujours aimé et voulu faire ça.

J’ai eu la chance d’avoir le talent et les gens derrière moi pour en faire mon métier. Vivre de sa passion c’est une des choses les plus prenantes et une belle réussite. Ce n’est pas donné à tout le monde. Je ne me vois pas faire autre chose que de la moto.

J’ai encore le temps, je suis jeune !

Ton permis alors, il va te servir à quoi ?

Loris Baz : J’habite à coté de Genève. Simplement pour faire 12 km pour aller à la salle, me déplacer en ville… Pour gagner du temps. J’ai horreur de la circulation.

Rouler sur route ce n’est pas vraiment ce qui m’attire. Je me suis assagi et je sais que je serai plus cool *rire*.

D’ailleurs mes parents m’avaient interdit de passer le BSR quand je faisais de la course. Aujourd’hui j’ai le droit de passer le permis ! Je préfère rouler sur circuit.

 

Toi qui voyages à travers le monde pour ton travail, aurais tu un spot à nous partager ?

Loris Baz : Y’en a beaucoup !

C’est souvent du déjà vu pour ceux qui ont déjà lu mes interviews : j’aime où je suis né et où j’ai mes racines. Je viens de Cordon, en dessous de Sallanches, que l’on surnomme « Le Balcon du Mont Blanc ». C’est superbe. Il y a énormément de choses à voir. J’adore y aller. À chaque fois que je reviens ici, voir le Mont Blanc m’en met plein les yeux.
En faisant le Championnat du Monde, on a l’occasion de visiter des endroits magnifiques. C’est dur de ne t’en donner qu’un.

Loris-Baz-MotardConnardPour toi, c’est quoi un MotardConnard ?

Loris Baz : Je ne sais pas… Y’en a pas mal! Pas mal qui m’énervent sur la route. Pour moi c’est plus un motard sur route ! Je ne veux pas passer pour un vieux con, mais c’est plutôt ceux qui font n’importe quoi… Les mecs sans casques…
Je ne peux pas dire que je respecte parfaitement le code de la route, ni en moto ni en voiture, mais pour moi c’est souvent le mec qui fait n’importe quoi…

 

 

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