[Rencontre] Michel Turco – Journaliste – 25 ans de GP Moto

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À la rencontre de Michel Turco – Journaliste à Moto Revue

Michel-Turco-PaddockSi vous êtes fans de Moto GP, pas besoin de vous présenter Michel Turco.

Pour toi Motard Connard, Michel Turco, c’est LA référence lorsqu’il s’agit de connaître l’actualité du sport Moto. Pour retrouver ses faits d’armes, rendez-vous en bas de l’article.

Journaliste depuis 1987, c’est une encyclopédie vivante de la Moto. Nous tenions à rendre hommage à l’homme avant tout.

Aujourd’hui Michel Turco suit les GP pour Moto Revue et GP Racing, comme chaque année, il contribue au Livre d’Or de la Moto.

Michel, c’est un honneur pour moi de pouvoir présenter qui est l’homme derrière cet énorme travail. Peux tu te présenter aux Motards Connards ?

Rossi-Turco-Moto-GPMichel Turco : Étonnement et contrairement à tes autres interviewés, je n’ai pas de surnom ! Par le passé on m’a tout de même surnommé « Le Turc ». J’ai 50 ans, journaliste à Moto Revue depuis 1990 soit 25 ans de GP !

Tu as travaillé pour de nombreux médias, peux tu nous faire une rétrospective sur ton parcours ?

Michel Turco : Mon parcours c’est avant tout un parcours de passion…

moto1-turco-yamaha-1985Je suis Toulonnais… Mon premier GP, c’était au Paul Ricard en 75. J’avais alors 10 ans – je suis de la fin de l’année. C’est l’année ou Cecotto gagne en 250cc et bat Ago en 350 cc. Ago gagne en 500… J’ai trouvé ça génial !

Pour moi, le Castellet c’était le baptême. La communion arrive en 1979. J’ai alors 14 ans, c’est mon premier Bol d’or. A l’époque j’ai un 103 et je veux devenir pilote !

Tous les dimanches, je me tire la bourre avec mes potes.

A 18 ans, je travaille l’été pour pouvoir me payer ma première bécane : un 350 RDLC. Je veux devenir pilote : pour cela je m’inscris à la coupe Yamaha.

Mes parents ne peuvent pas m’aider. A cette époque je suis un gros branleur à l’école. Je passe le Bac, m’inscris à l’École Normale pour devenir Instit’ car les études sont payées à l’époque. En 85 je fais la coupe Yam’.

J’ai rapidement compris que je n’étais pas assez bon pour devenir pilote de GP ! En plus, financièrement ça devenait compliqué. Je me suis demandé ce que je pouvais faire pour rester dans le circuit car je n’étais ni bon pilote, ni bon mécano. Je n’ai jamais été très bon avec des clefs. En 1987, j’écris à Bruno Gillet alors reporter sur les GP chez Moto Journal pour me lancer. Je lui écris juste avant le Grand Prix de France, pensant que nous pourrions nous y rencontrer. Malheureusement il ne me répond pas et en septembre, je le relance pour le Bol D’or.  Il ne m’a pas oublié et me donne ma chance. J’écris mon premier billet sur le Bol…

A partir de là, je deviens correspondant de Moto Journal Sud Est. Je suis le championnat de France en 1989 et 1990. En 1990 le rédacteur en chef de Moto Journal, Reynald Lecerf, passe à Moto Revue et me propose de devenir Reporter sur les Grands Prix. J’y suis toujours!

 

On a bien compris que tu étais plutôt sport, mais sur la route, ça donne quoi la moto ?

Michel-turco-Ducati-scramblerMichel Turco : J’ai toujours été compèt’… Mais je me vois mal rouler en sportive sur route.

Je passe le permis A3 en 1982 et je m’achète d’occaz une 350 RDLC Modèle 4L0. J’en aurai trois autres pour courir, modèles 84, 85 et 86.

J’ai eu 50 Yamaha RD, 2/3 500 XT, un 650 DR Suzuki, une 500 SR, un Pegaso d’Aprilia, une Kawa Z1000, un 500 Tmax… et dernièrement j’ai eu un Thruxton de Triumph. J’ai eu la chance d’être convié au lancement du Scrambler de Ducati. J’en suis tombé amoureux (nul n’est parfait…héhé ndlr) J’étais un fan du Monster quand il est sorti en 1993. Je suis mordu par le coté Cafe Racer… même si le coté mode me fait chier. Je trouve sympa que des gens qui on du goût mettent en valeur la moto.

J’habite Paris. Au quotidien, je roule en 400 majesty ! Je n’ai rien trouvé de plus pratique pour les courses, pouvoir ranger mon casque… Je ne fais plus partie des gens qui roulent 10 000 km par an, tu l’imagines bien. Je suis constamment en déplacement.

 

Un site à nous conseiller ?

Michel Turco : Celui de Moto Revue ! On n’a pas de gros moyens et on doit le développer, mais le coeur y est !

Pour toi, c’est quoi un Motard Connard ?

Michel Turco : Pour moi c’est quelqu’un qui va se démarquer.

Le motard a une image assez négative : le mec idiot, qui s’habille mal, qui n’est pas cultivé… le beauf quoi.

Ici pour moi c’est un mec qui sort du lot : culture, différence, le type qui mérite d’être rencontré.

Quand je vois les motards Français sur les événements de type GP, je suis effaré par leur comportement parfois. Il y a des pays ou la passion est liée au pilote et au sport. Nous, on peut être associés aux gens de l’Europe du Nord… Souvent bourrés – j’adore faire la fête… mais pas au point de me mettre mal dans un camping – de gros bourrins… je sais qu’il n’y a pas que ça ! Mais il y a un décalage entre ce qu’on essaie de produire et ce que certains en font. Il y a aussi les fans qui viennent en famille pour fêter la moto…

Quand je vois les questions qu’on me pose sur Moto Revue suite aux GP, je fais tout pour éclairer les lecteurs. Quand je vois ce que les mecs se mettent sur la gueule sur le forum ensuite… c’est n’importe quoi.

 

Merci Michel pour le temps que tu nous as accordé.

Courte rétrospective synthétisée de Michel Turco :

Naissance le 11 Novembre 1964.

Premier GP en 1975 au Castellet.

Premier papier pour Moto Journal en 1987 sur le Bol d’Or.

Reporter pour Moto Revue et GP Racing sur le championnat du monde MotoGP.

6 saisons au Micro HF d’Eurosport.

Collaborations à des journaux et magazines, français et étrangers : L’Equipe, L’Equipe Mag, Var Matin, Solo Moto, Cycle News, Moto Sprint, Playboy, Hachette Collections, l’Action Auto Moto…

Conception et réalisation de livres illustrés
– Valentino Rossi, de la piste aux étoiles, meilleure vente de la catégorie livres des Editions Larivière
– Livre d’Or de la Moto 1997, 1998, 2001, 2002, 2003, 2011, 2012, 2013, 2014 (Editions Solar)
– Année Vitesse 1999, 2000 (Editions Larivière)
– Continental Circus (Editions La Sirène)
– Les Dieux de la Vitesse (Editions Larivière)
– Les Seigneurs de la Piste (Editions La Sirène)
– Kevin Schwantz ou l’itinéraire d’un surdoué (Editions La Sirène)
– 80, les années plein pot (Editions la Sirène)

 

 

Wayne-Rainey-Michel-Turco-motard-connard

Wayne Rainey en compagnie de Michel Turco

 

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10 comments

  • ça c’est pas de l’interview de petit joueur !!
    J’ai cru à la faute de frappe quand j’ai vu « 50ans » … mais bon après, avec le Majesty et le Scrambler, j’ai fini par m’y résoudre …. :p
    Ya plus qu’à faire un livre sur le MotoGP avec Thieum à l’illustration et la boucle est bouclée 😀

  • il aurait mieux fait de rester sur le Thruxton mais comme tu dis…personne n’est parfait ! 😀

  • Un gars sympa et accessible comme on n’en fait plus ! Lisez son canard (GP-Racing), c’est de la bonne came même si ça sort que tous les 3 mois ! Évincé lâchement de chez Eurosport l’année dernière, c’est une bonne manière de montrer que les mordus de course moto le soutiennent ! (et lisez Café Racer aussi ! Virez vos grands guidons et mettez des bracelets !)

  • Michel, après toutes ces années, deux questions me viennent à l’esprit. Vous faites le plus beau métier du monde, mais est-ce qu’il n’y a pas un peu de lassitude ou de fatigue à être tout le temps en voyage et aussi en vase clos ? Et quelles sont vos relations avec les pilotes ? Est-ce que l’on peut construire quelque chose de vrai avec eux, ou est-ce que c’est plus compliqué vu les enjeux ?

    • Le vase n’est pas si clos que ça. Le MotoGP, c’est une famille dont j’ai la chance de faire partie. Lassitude ? Oui, parfois, mais ce sentiment ne dure jamais longtemps. Quant à savoir si on construit quelque chose de vrai avec les pilotes, là n’est pas la question. Les journalistes ne sont pas là pour devenir les amis des héros qui vous font rêver mais des témoins privilégiés de leurs exploits. Ce qui est d’ailleurs beaucoup mieux, croyez-moi.

      • Tu nous manque dans les stands sur les GP Michel !!!
        Merci pour les comptes rendus et les réponses à toutes nos questions après chaque moto GP
        Comme Vale tu es une légende dans le monde de la moto !!! Merci pour toutes ces années de passion que tu as si généreusement partagé… et c’est pas fini ✌️

  • Un vrai grand Monsieur de la moto, même si son humilité lui fera refuser ce titre. Merci à vous deux pour cette interview, loin des canons aseptisés du genre.

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