[Rencontre] Ricky va à la Montagne

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À la rencontre de « Ricky va à la montagne » – Pape de la Motardie

 

Car le motard n’est pas qu’un pourfendeur de radars…

Aujourd’hui, Motard Connard s’attaque à un monument de la communauté motarde sur Twitter et Google+ (si si je vous jure, parait qu’ils ont des utilisateurs), graphiste et consultant indépendant.

Eric, si ça ne te dérange pas, on va faire moins pompeux que la dernière fois ! Peux tu te présenter au Motard Connard qui nous lit ?

Eric-cuisine-motard-connardHecker / certains amis m’appellent affectueusement « Ricky va à la montagne » et ça me correspond plutôt bien, du fait de l’accès immédiat au massif Vosgien et ses cols addictifs…

– T’es plus tout jeune Eric, faut le dire… 😀 Peux tu nous faire un récap des brèles que tu as / as eu ?

  • Aujourd’hui je roule sur une Honda CBR600RR de 2010.

– Les ex, de l’avant-dernière à la première

  • Honda CB600 Hornet
  • Yamaha XJ600N
  • Kawasaki 1100 ZZR
  • Ducati 900 Darmah
  • Kawasaki 750 gpz
  • Yamaha XT250

 

– Ta journée type de Motard ?
Là je viens de me lever et après je vais bosser, manger, bosser, puis dormir… en ayant au passage échangé et bien ri sur mes deux réseaux préférés, Twitter et G+ (ou j’ai la chance d’animer la communauté LMLM (La moto Les Motards).

– Comment tu te démerdes à moto ?

Très mal dans les années 80, un peu mieux maintenant, grâce aux conseils avisés des uns et des autres… et l’envie de profiter encore longtemps de la moto !

J’ai peu appris au début de ma première vie de motard, ayant plutôt tendance à garer définitivement mes montures sur les bas côtés que temporairement dans un box. D’ailleurs, j’ai fichu la frayeur de sa vie à l’examinateur toulonnais en charge de mon examen. Il m’a ramassé derrière une glissière de sécurité !!

motard-erci-motardconnardJe me souviendrais toujours de ma première question, alors que j’agonisais quelque peu :  » vous allez quand même me donner le permis ? »

Une ambulance, quelques leçons de savoir vivre et 1 examinateur plus tard, j’empochais le précieux sésame.

A cause du boulot j’ai longtemps décroché, ne pensant plus jamais avoir l’occasion de remettre les mains sur un guidon. Ce n’est que dans les années 2000 que je me suis mis à radoter à nouveau, jour et nuit, auprès de mes proches, sur « le plaisir ressenti au guidon d’une moto ». Sur un coup de tête (mais en étant bien équipé), j’ai remis ça en 2005 sur une Kawasaki 1100 ZZR (toujours acheté d’occasion) : le déclic fut immédiat : gaaaaaaaaaz !

Un tour en hélicoptère et… quelques années de récupération plus tard, ayant eu tout loisir à méditer sur le sens de la vie – qui, grosso modo, équivaut pour moi au sens de la gravitation – j’ai piqué la vieille meule de mon beauf, une XJ600N datant de 1996, et rendu définitivement les clés de ma voiture.

La Honda CB600 Hornet, et depuis avril 2013, la CBR600RR « parce que je ne rêvais que d’avoir une sportive » m’ont convaincu de ma préférence pour les motos légères, agiles, facile et nerveuses, avec une orientation sportive, bref, elles ont fait ressortir mon côté garçon coiffeur fan de Marquez et de la marque ailée.

Aujourd’hui, j’adapte ma conduite aux circonstances, au groupe. Mais, quelque soit le rythme, je roule toujours en tenant compte de mon feeling et de ma perception de la route, je sais mieux tenir compte de mon mental et de mes envies aujourd’hui.

 

eric-potes-motard-connard– Ca t’apporte quoi la moto ?
La moto m’a toujours apporté en premier l’amitié et le partage. Tout peut s’oublier : les routes, les perfs, les gamelles, les modèles, les paysages, les anecdotes… mais l’amitié vécu au sein de la communauté motarde, je ne pourrais jamais l’oublier. La moto a aussi la capacité de laisser rejaillir tout le potentiel de vie qui m’habite : la moto me rend heureux.

 

– Comment pratiques-tu la moto ?

  • La « balade rythmée » seul ou en groupe sur tout type de route très sinueuses : elle procure des sensations fortes dès le premier km/h et se pratique la plupart du temps dans des cadres majestueux (que j’ai le don de ne pas souvent voir, on se demande bien où je met mon nez).
  • slider-use-moto-motardconnardDepuis peu, et occasionnellement seulement, le circuit : comme je ne suis pas et ne serais jamais un surdoué du pilotage moto, la piste me permet d’être au plus près de mes capacités et de ma machine, avec cet atout essentiel de n’avoir jamais à appréhender « celui qui vient en face ». c’est une expérience unique, que j’invite le plus grand nombre à vivre.

– Tu es très impliqué dans les Réseaux Sociaux/ le web, tu as un site à nous recommander ? 

Dure réflexion… Je recommanderai in fine le site de la FFMC (http://www.ffmc.fr/). Je suis pour la diversité des expressions, je crois à l’avenir des réseaux sociaux et je suis du pays de la Motardie par essence. Je crois que la solidarité motarde passe aussi par l’engagement conventionnel auprès d’institutions dont le rôle est clairement reconnues par les instances gouvernementales (c’est mon côté vieux chiant militant, mais je l’assume).

 

– Pour toi, ce qu’est un motard connard ?

Le motard connard est l’une des formes contemporaine du cerveau primitif, siège exact de la liberté, le seul endroit dont on est sûr que le plus intelligent des programmes informatiques ne pourra jamais hacker… à moins d’avoir un décapsuleur dans une poche et une bonne dose de provocation dans l’autre.eric-balade-motard-connard

Je citerais l’une des phrases clé de mon livre à paraître (édition épuisée avant parution, règlement en espèce et si possible dans une zone urbaine non éclairée, 5 % de réduc pour les naïfs et les poireaux) « En 2015, le motard connard était devenu le dernier rempart contre le hypster barbu, qui se reproduisait à des vitesses et à des fréquences lapinesques (…) Il nous fit croire alors que sa planche de skate – qui lui servait occasionnellement de selle – allait devenir notre seule planche de salut, face à la montée irrésistible de l’ABS, l’anti-wheeling et l’anti-patinage. Des groupes se formaient, l’affrontement semblait inévitable. Heureusement, l’IA développé par Google se rebella quelques semaines avant et mis un grand coup de pied dans la fourmilière humaine. Les plus fragiles disparurent en premier : les bols, les chemises à carreaux, les carburateurs… seul les grosses combardes en cuir 1 pièce, les injections directes, et les plus de 200 cv survécurent (…) D’âpres combats s’en suivirent jusqu’à ce qu’entre le cerveau primitif du motards connards et l’IA de la machine, une trêve fut déclarée ! Ce fut l’aube d’une nouvelle humanité, dénommé « l’âge du clavier-connard ».

In : Les pensées primitives du motard connard : mes copains, mon apéro, ma moto, ou comment j’ai faillit louper l’arrivée des machines ; EH, 2025.

 

Enfin, pour conclure ce billet, voici le Doodle de Eric que Supra a réalisé il y a quelques mois !

doodle-supra-eric

 

 

 

 

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6 comments

  • Superbe interview et le Ricou « Nalsacien » est un mec adorable pour l’avoir cotoyé dans notre Bas Var 🙂

    • Merci Smootard, j’espère bien revenir bientôt côtoyer le Bas Var : revoir ses chênes lièges centenaires, ses motards lurrons, ses copings, ses barbecues, son soleil, ses virolos, ses garagistes motos de caractère… et ses bain à 18° : peut-être trouverons-nous enfin la fameuse truffe Corse, celle qui s’égare quant on la secoue trop !

  • Hé hé, je reconnais le traumatisme de la selle en skate (et pas en skaï) à la concentration de virage8 l’année dernière. Ça a vraiment laissé des traces (pas de pneus) dans les esprits :))))
    beau portrait de Ricky « tartine à la montagne » 😉

    • Xptdr Cedric !!! l’oeil du pro, toujours aussi aiguisé et affuté ! Voilà, l’origine du mal est cernée, je peux démarrer au kick à nouveau !

  • Alors c’est comme ça que j’apprend que tu es atteints par le syndrome de Brokeback Mountain et que le petit nom de ricky viendrait de cette douloureuse rencontre entre ton séant et une planche des montagnes du Colorado . Peu importe c’est un bien beau portrait d’un très bon mec.

  • Je ne connaissais pas Ricky avant la balade vosgienne qu’il a organisé hier avec la ffmc68 et je suis heureux de le compter maintenant parmi mes connaissances, c’était une super balade très bien organisée, on a bien roulé, on a bien mangé, on a bien rigolé. Pour ma part cette journée portait l’empreinte de ce qu’est réellement le vrai esprit motard et je pense pouvoir un peu en juger avec mon historique de 40 ans de moto et 17 bécanes (glups ça me fout les j’tons rien que de l’écrire) Enfin bref, merci Ricky et à la revoyure.

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