[Rencontre] Tom Morsellino – Créateur de Offbikes.com

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À la rencontre de Tom Morsellino – Créateur de Offbikes.com

MotardConnard, savais-tu que Tom de Offbikes.com était un bénévole au service de sa passion et de ses lecteurs ? Trop peu connu, trop peu reconnu pour son travail, c’est par un portrait que votre Motard Connard détesté a voulu lui rendre hommage pour ce travail si bien réalisé.
Statistiques, anecdotes, réponses mécaniques, tactiques, ragots, potins, Tom met tout son savoir-faire et son exaltation à notre disposition.
Merci Tom pour ce taff si complet, merci Tom pour ta disponibilité.

 

Tom, tout d’abord, merci pour ce travail de qualité que tu offres à chaque GP. Peux-tu te présenter, car ton site est très consulté, mais malheureusement la plume est souvent occultée.
Tom Offbikes : Hello. Donc Thomas Morsellino, Tom / Perco / Twittos (j’ai 10 comptes twitter)
Je suis né en Ardèche en 1985, j’ai passé mon enfance en Normandie. J’ai fait mes études à Bordeaux pour terminer à Toulouse… Aujourd’hui, je suis chercheur dans le privé, enseignant dans une école d’ingénieurs à Toulouse et Journaliste/Photographe/Press Officer MotoGP sur mon temps libre.

 

Comment t’es venue cette passion pour le GP ? Quel impact sur ta vie ? 
Tom Offbikes : Depuis mon premier GP en 1994, je ne rêve que de travailler dans ce milieu. Habitant en Normandie, mon père, passionné des GP depuis tout petit lui aussi, m’a amené au Grand Prix. Je n’aimais pas ça du tout au début, mais les « arrêts carbu » des 125 en bout de ligne droite m’ont montré les motos de près. Je me souviens encore de la moto jaune #1 de Dirk Raudies, Champion du Monde 125cc 1993. La mécanique ne m’a jamais branchée. En revanche, la presse écrite, les médias, la communication oui. En 2000 (à 15 ans), j’ai créé valerossi46.fr.st, un site web dédié à l’actualité sur Valentino Rossi. Ca peut paraitre dingue, mais à l’époque, aucun site ne lui était dédié.
Je l’alimentais de toutes les infos que j’arrivais à glaner par-ci par-là. Le site avait d’ailleurs été référencé par l’un des premiers numéros de Sport-Bikes qui a été créé en 2000!
Après mon bac, j’ai candidaté tous les ans dans tous les médias que je connaissais. Je n’ai jamais eu de réponse « positive » et j’ai laissé tombé valerossi46.fr.st une fois le site officiel mis en ligne.
J’ai continué mes études jusqu’à un doctorat en Informatique.
Une fois Docteur, j’ai constaté qu’il me manquait quelque chose. J’ai  éprouvé le besoin d’entretenir ma passion en ouvrant/animant/alimentant un site web « amateur » sur les Grands Prix MotoGP et WSBK qui se nomme aujourd’hui OffBikes.
Raconte nous l’histoire de Offbikes. 
Tom Offbikes : À l’origine, OffBikes se nommait MotoCritique, en référence à une émission d’Eurosport. Je voulais avant tout proposer un autre regard sur les Grands Prix. J’ai travaillé quelques mois seul puis Line m’a rejoint. À deux, nous avons décidé de renommer le projet OffBikes : « off » pour le côté backstage et non « offroad »!
Nous avons plein d’idées depuis. L’un de nos plus gros dossiers concerne la récupération des pilotes après une chute. Grâce à ce genre d’articles, nous avons amélioré notre crédibilité et la confiance aussi bien auprès des pilotes que des lecteurs. Nous sommes accrédités pour les deux mondiaux WSBK et MotoGP et nous faisons le maximum avec nos propres moyens et nos emplois du temps pour nous rendre sur le maximum d’épreuves. C’est beaucoup de sacrifice, mais ça en vaut la peine.
Le Motard derrière Offbikes, il roule sur quoi et comment ?
Tom Offbikes : En ce moment je roule sur un 650 Dominator (Honda, ndlr), et j’ai un X9 250 en Corse.
Avant ça j’ai roulé sur un 600 Fazer (Yam’) et un 600 Hornet (Honda). 
Depuis que j’ai la Dom’, je me traine la bit* roule tranquille, avant c’était un peu plus sportif ;). Je me rends au boulot tous les matins en moto.
D’ou tes venue la passion de la moto ? Ce que ça t’apporte ? 
Tom Offbikes : J’aime la moto depuis que mon père m’a mis sur un PW50 à 4ans. Je suis allé à mon premier Grand Prix à 9ans en 1994. OffBikes m’apporte une grande fierté aujourd’hui. Parfois, le fait de ne pas pouvoir se rendre sur un Grand Prix pour manque de budget ou de temps te fait bader, mais travailler sur le site même à distance est une grande satisfaction. C’est pire qu’une drogue.
Tes types de roulages ? 
Tom Offbikes : Balade et déplacements perso principalement. Je ne suis pas un gros rouleur.
Un site autre que MotardConnard.com à recommander ? 
Tom Offbikes : OffBikes.com ! Mon site n’est pas financé au nombre de clics : Qualité plutôt que quantité (et bruit 🙂 ).
 
Tom-offbikes-facebookPour toi, ce qu’est un motard connard? 
Tom Offbikes : Poncherrelo ?
Plus sérieusement, je dirai que si la démocratisation de la moto rend l’image des motards moins marginale, elle a pour effet d’en faire perdre son essence (jeu de mots sur un texte sur la moto, t’as vu :)).
J’avais déjà remarqué cette tendance lorsque je travaillais dans un grand magasin d’accessoires moto et je m’en rends compte encore aujourd’hui en roulant. La solidarité est moins évidente aujourd’hui : un motard en panne, peu – voire personne – ne s’arrête pour lui donner un coup de main. Je ne parle même pas du salut motard.
Je ne suis pourtant pas un vieux motard, mais l’arrivée des caisseux qui veulent le même confort sur leur T-Max (ou X-Max) que sur leur Renault Scenic démontre que le motard qui se mouille en allant au boulot et met sa combinaison pluie sous un pont est en voie d’extinction.
C’est ce genre de Motard Connard qui veut un blouson qui ne froisse pas sa chemise, qui n’offre pas le même équipement à sa/son ami(e) parce que celui-ci « roule moins souvent que lui »… C’est dommage, mais c’est comme ça, on ne peut pas avoir une image améliorée sans en payer les conséquences.
Merci Tom !
Infos sup : Retrouvez la page Facebook de Offbikes ici ! (url toujours en MotoCritique haha)
Supportez son travail : Tom a écrit un article dans le dernier GP-Racing. Achetez le en kiosque !
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2 comments

  • Un travail de qualité effectivement. La mise en place des courbes a vraiment aidé à analyser les courses des uns et des autres (c’est tellement bien que d’autres s’y mettent..). Les rumeurs ne se font pas passer pour des infos. La vie privée des pilotes ne sert pas à de pseudo-analyses des performances. Bien que la mécanique ne soit pas sa passion apparemment, il nous donne toujours les dernières infos techniques.
    Un vrai travail de journaliste quoi, des faits avec le petit plus : la disponibilité. Toujours prêts à nous répondre sur le Twitter, et c’est très agréable.

  • Oh comme tu était beau Tom quand tu étais petit….!! Je vais l’envoyer à Christian… il va l’adorer aussi.

    A bientôt Tom, Silverstone ou Brno si tu y vas..
    Phil

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