Quand des Motards Connards partent en vacances !

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Les Motards Connards partent en vacances !

Chacun prend la route à sa manière. Certains ne jurent que par les nationales, crachent sur les autoproutes.

D’autres veulent arriver au plus vite et profiter au max, sans penser au voyage à accomplir. Certains partent seuls, d’autres en groupes. Cette année a été pour nous l’occasion de tester la location de camionnette. Très pratique, économique, pour le MotardConnard désireux de confort de praticité et d’économiser son destrier, nous devons le concéder.

Pour autant, le caractère fonctionnel de ce mode de transport pour arriver à bon port mérite son rodage… à bon entendeur…

Le MotardConnard, cet animal Lubrique

Partir en voyage à moto entre MotardConnards peut prendre des allures de partie fine. Dans le but de protéger l’anonymat de la troisième motarde, nous avons pris le parti (totalement neutre) de la renommer Clara.

Épique. Enfourner 3 suppositoires dans le fourgon nécessite dextérité, patience, attention et abnégation. Nous en avons fait les frais et vous conterons ici l’épopée de notre première fois.

L’approche du premier tromblon est chose délicate. Hésitante, branlante, la machine a du mal à se poser sur la rampe de lancement. L’attaquer par le coté serait une faute grave, au risque de déraper et de se foirer. Une fois axée, la gomme court le long du rail et pénètre avec à-coups, jusqu’au fond de la camionnette. Une première prise en main est nécessaire afin de la caler puis de l’arrimer. Entrent en jeu les sangles. Attachées au poignées, elles ne peuvent se permettre d’être lâches, auquel cas leur présence rimeraient avec inutilité. Fermement arrimées, bandées à l’extrême, elles permettent à l’engin d’être maintenu avec rigueur.

Vient alors le tour d’engager la seconde machine. Plus sûre, l’approche n’en reste pas moins délicate. Manœuvre fine à l’arrière : contournement, reculement, avancées et pénétration bien mieux contrôlée. Vient alors la question de comment l’arrimer à son tour dans le fond de caisse. L’espace est bien plus exigu et pourtant il faut arriver à se frayer un chemin, sans pour autant entrer en contact avec l’autre partenaire.

« Clara, monte dessus » « mais enfourche la ! » « Mais non pas comme ça, vas y plus fort bordel » « essaie de l’enfoncer ! Mais pompe !! »

Une véritable épreuve pour notre amie, qui doit donner de sa personne afin de caler le premier engin puis le second ! De l’intérieur, rien n’est moins facile.

Vient alors la phrase fatidique, emplie de déception : « La troisième ne passera pas ».

Le silence s’impose. Nul ne bouge. Tout le monde observe, inquiet. Comment charger la camionnette de ce troisième membre, certes compact mais sûrement encore trop long ?

Une seule solution, tenter de faire encore de la place afin de pouvoir se glisser entre les deux premiers.

« On la prend tous les deux par derrière et on la fait tourner » « voilà, trouve un point d’appui » « c’est bon, tu la tiens bien ? » « pas trop fort on risque de se faire mal »

 

La lutte est belle mais (grosse) vaine. Comment amener la troisième. On pense alors à la charger en arrière.

Qu’importe la technique, il nous a phallus nous rendre à l’évidence. Dans ce fourgon, 3 motos n’entrent pas. Vanité, optimisme ? Qu’importe, l’essentiel était d’essayer. Nous en garderons de très bons souvenirs et saurons que 3 engins nécessitent une caisse plus adaptée.

 

 

 

 

* La camionette utilisée était une Ducato 15m3. Ne soyez pas trop optimistes. 3 motos n’y rentreront pas, sauf si elles sont petites et courtes 😉 . Très petites et très courtes. 3 Japonaises ne sont pas rentrées. À bon entendeur.

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