Rencontre de Mad Max Fury Road

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Mad Max Fury Road

 

MotardConnard.com, c’est la rencontre du Motard Connard avec son environnement. Motardconnard.com offre un espace d’expression à une jeune femme non motarde, qu’on qualifiera de « Ma stagiaire X ».

Bien évidemment, votre MotardConnard préféré vous partage également sa vision dans un article intitulé « Mad Furiosa Fury Road »

 

Deux heures à bord d’un road movie fou furieux, de décors éblouissants accompagnés d’un manifeste féministe transpirant davantage l’humanité que l’opposition homme/femme. Mad Max Fury Road est à la fois subtile et digeste.

Sortie du film, j’étais sceptique. Après quelques stations de métro, ça m’est venu… Le scénario ne valait rien mais je m’y attendais. Il fallait regarder plus loin.

La surprise du film, son attrait féministe. Certes, le film est rempli de brutes à gros bras, de grosses voitures, de bécanes bruyantes, trop bruyantes, bref tout plein de testostérone ! Mais au-delà de tout ça déferle une vague vrombissante féministe ! Pourquoi ? Si le film est dicté par des règles viriles, mesdames, oui mesdames, vous avez le rôle central. Vous êtes la base du film. Les épouses ou « pondeuses » apportent de la fraîcheur au film! Pas d’histoire d’amour, seulement un vrai girl power! Elles tiennent un discours humaniste sans niaiseries, plein d’espoir comme une ode à la vie. Elles ne sont pour une fois pas prises pour des lardons! Ca fait du bien, un peu de féminité. Une féminité respectée dans un monde plein de cambouis – et puis il faut avouer que retrouver des mannequins dans un désert à essayer de sauver leurs utérus plutôt qu’à faire les potiches sur des podiums est plutôt appréciable. La plus grosse surprise vient du personnage Furiosa, joué par Charlize Theron a su capter toute mon attention. Le personnage de Max passe presque à la trappe. Elle est belle. Elle est forte, courageuse, un peu violente mais humaine. L’actrice est la figure même de l’émancipation féminine, loin des stéréotypes – bref elle est au dessus.

J’entends déjà les cris de détresse du Motard Connard de base. Ne t’inquiète pas! Rien de nouveau : ça pue toujours le kérosène, la sueur et le sang! On embarque pour une chevauchée chaotique presque rock’n’roll. Impossible de reprendre son souffle ! Deux heures de courses poursuites monotones mais regardons plus loin : on se retrouve plongé dans un univers /un décor magistral. Tout est beau, des dunes de sables qui se transforment en tempêtes fulgurantes aux costumes des acteurs. Les voitures sont travaillées (mention spéciale au « camion guitare » qui m’a beaucoup fait rire). Tout est travaillé et ça en jette à l’écran – en même temps après douze ans d’attente, on n’en demandait pas moins.

camion-guitar-madmax

C’est presque novateur. Georges Miller aborde l’esthétique à sa manière et ne se refuse aucune exubérance. La saturation et l’accélération des scènes sont presque géniales. C’est complètement survolté, et fou quand on sait que 80% des scènes sont tournées sans effets spéciaux.

Je me suis ennuyée, il est vrai par cette suite sans fin de courses poursuites mais je vous recommanderais quand même le film (à ma grande surprise !). Georges Miller a su me faire voyager le temps d’une séance ciné. C’est là où se cache toute la magie du film,. alors oui au final prenez vos billets, le film vaut un joli détour.

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