Tribulations d’une Kawasaki en balade

Share on Google+Digg thisShare on TumblrShare on FacebookTweet about this on Twitter

Malheurs d’une Kawasaki en balade

 

Alors que la Fée Verte martelait la campagne, partageant sensations et euphorie avec ses amies, il ne fallut qu’une petite centaine de kilomètres avant que le coup du sort ne nous envoie paitre.

Les carénages au vent, les moucherons enfoncés dans le trognon, c’était au soleil dans la campagne que nous roulions avec délectation.

La 636, la vraie la verte, roulait avec prudence sur route ouverte. Il fallait l’essayer après ses déboires pour être sur que pendant les prochaines vacances en Ardèche rien ne foire.

Virolos avalés, accélération sans trembler, c’est dans une ligne droite que tout à foiré.

Une vis mal serrée par un mécano pourtant zélé, avait décidé de tout plaquer, de voir du pays  :  » Je me casse, tout est fini ! » lâche-t-elle sur un dernier cri.

Une moto sans sélecteur, vous imaginez qu’il y’a de quoi se faire peur.

 

vis-perdue-selecteur-moto-balade

Arrêtés, dépités, c’est une solution qu’il fallait trouver. Nota Bene : la veille votre Motard Connard préféré s’était demandé si sa trousse à outils de sous sa selle il ne devait pas retirer.

SupraConnard-illustrateur-MotardConnard

Comment fixer la commande de pied ? Allions-nous, une vis, retrouver ? C’est bien compliqué sur une moto entièrement carénée…

Supra, notre illustre illustrateur, au grand courage et sans peur (non non je n’en fais jamais des caisses), attaqua sa « grosse » avec ferveur.

Équipé de nos trousses à outils mal fournies (que certaines européennes toutefois nous envient) il démonte et remonte des vis, les enfile dans le petit orifice. Rien n’y fait. On est niqué !

trousses-a-outils-moto-japonaise

 

Tout à coup, un léger clapotis, au loin, vient titiller notre ouïe.

Après s’être fait saluer par une nuée de MotardConnards qui avaient choisis de ne pas s’arrêter, c’est bien un duo de customs qui vient nous aider.

« Purée j’ai honte, on va se faire dépanner par de Harley » me suis-je laissé aller.

« Va me falloir des mois pour l’accepter » Supra s’était écrié. Par chance (ou malchance) les customs étaient Japonais. L’honneur était presque préservé.

custom-japonais-depanne

 

Une vis trouvée, une vis remontée, un sélecteur arrimé, cette aventure était bien terminée.

À peine le temps de les remercier que les deux preux chevaliers s’en étaient allés.

Chez certains, elle existe encore cette fameuse solidarité. Pas chez la majorité, qui n’a pas daigné s’arrêter.

 

 

Edit : PS : Promis, sur les vis je ne me moquerai plus des Ducati.

Share on Google+Digg thisShare on TumblrShare on FacebookTweet about this on Twitter

One comment

  • hier, balade en pays pyrénéen. Suite à une grosse douche on s’arrête pour faire le point sur le bord du nuage. C’est alors que je vois ma monture se vider côté durite radiateur !
    Eh merde m’écriais-je !
    Les premiers motards passants par là, nous voyant agenouillés après de ma bécane s’arrêtèrent et nous demandèrent s’ils pouvaient aider. En fait, on avait tellement pris la pluie qu’elle s’était accumulée dans les interstices du radiateur et elle s’écoulait. Plus de peur que de mal et un peu de honte quand même aussi. Mais la solidarité motarde est bien là.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *